Painkiller Hell & Damnation (PS3) - Test

 

Dieu que je n’aime pas les FPS.

Mais ça, vous le savez déjà, je me répète. Sans nier l’évident qualité de ces titres, m’engager dans une guérilla urbaine au Moyen-Orient à coup de “pan-pan-boum-boum”. Bon, j’ai fais une exception avec Bioshock Infinite, mais il possédait un univers très particulier qui a pris le pas sur la le jeu de tir à vue subjective.

Mais je ne vais pas vous parler d’un FPS aujourd’hui. Non, je vais vous parler d’un bon vieux Doom-like à l’ancienne : un héros testostéroné, des armes aussi barbares que loufoques, des tonnes d’ennemis démoniaques et gigantesques pour une courte partie de fun débridé à la sauce métal ensanglantée. Je n’irais pas jusqu’à comparer PainKiller avec un Duke Nukem original, mais vous comprenez l’idée.

Le remake HD était déjà sorti sur PC en octobre 2012 et s’était fais remarqué en étant une mouture mixant Painkiller et son extension Battle out of Hell, mais en ne proposant pas l’intégralité des niveaux. C’est bien cette version qui vient de tomber sur Playstation 3 et XBox360 ce mois-ci, et nous ne nous en plaignons pas. Proposé à un tarif assez doux pour un jeu console (29,99€) Painkiller Hell & Damnation n’a pas énormément à offrir, mais propose une bonne dose de massacre rétro sans système de couverture, avec des tonnes d’ennemis prêts à vous déchiqueter ou à vous cracher dessus (attention, ça brûle), avec des caisses de munitions un peu partout, des armes à gogo et une vie qui ne remonte pas toute seule.

Voilà, vous êtes revenus dans les 90’s, à la bonne époque de “Blood” (“Somewhere over the Rainbow...”), où sincèrement, on ne s’emmerdait pas avec la morale ou le réalisme, on voulait juste se défouler un coup et dézinguant des monstres bien baveux, dans des niveaux énormes qu’il fallait parcourir dans tous les sens pour ouvrir la dernière porte. Et tant mieux si l’IA était limitée, ça permettait de faire de jolies brochettes de monstres quand ils s’alignaient bien gentillement en face de vous.

Enfer & Damnation !

Et bien, PainKiller, c’est un peu ça, mais avec quelques touches plus actuelles - malheureusement.

En effet, la musique prétendument métal vous alerte avant chaque nouvelle vague d’ennemis, dans des zones très fermées à la progression on ne peut plus dirigiste : vous arrivez dans une zone, elle se ferme, vous tuez tous les ennemis, la zone se débloque, vous passez à la suivante et c’est reparti. Rien de bien folichon en somme. A part une zone cachée ou l’autre, il n’y a qu’a avancer et trucider tous les ennemis qui ont le bon goût de venir au corps à corps et d’utiliser le bon vieux bunny hopping quand ils deviennent un poil trop nombreux. Vous ne manquez en outre pas de munitions, celles-ci étant éparpillées en grand nombre dans les différents niveaux et les âmes des ennemis vaincus apparaissent au bout de quelques secondes, vous permettant de les absorber. A 666 âmes, vous devenez provisoirement immortel, plus rapides et chacun de vos tir transforme les hordes d’ennemis devant vous en amas de chair dégoulinante. De la poésie et de la passion en somme...

L’aventure est courte, comptez environ 4 heures pour le terminer sans vous prendre la tête, tout en débloquant des niveaux de difficulté supérieurs. Les niveaux s’enchaînent parfois sans grande cohérence non plus, mais cela s’explique sans doute par l’amputation de certains d’entre-eux dans cette version console. PainKiller possède tout de même toujours ses boss gigantesques à abattre, même si au final ils n’offrent pas non plus un challenge des plus corsé. Le jeu est jouable en coopération en ligne et en local, mais même si c’est toujours marrant de démolir des hordes d’engeances démoniaques avec un copain, l’aventure n’en devient que trop simpliste. Reste un multijoueur classique, mais désespérément vide (que j’ai renoncé à tester au final) pour remonter la durée à un seuil acceptable.

Au final, je suis mitigé au sujet de Hell & Damnation. Cet épisode console n’a pas grand chose à offrir à ceux ayant déjà les versions sur PC. Ceux qui ne jurent que par la console trouveront là un jeu défouloir qui semble rappeler nos bons vieux Doom-like décomplexés sans pour autant les égaler. A conseiller aux inconditionnels et à plus petit prix que celui proposé.

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